Projet « Rénover et renouveler le mobilier des appartements passerelles » de Ikambere

Projet soutenu

Créée en 1997, l’association Ikambere est un lieu d’accueil situé à Saint-Denis destiné aux femmes migrantes d’Afrique subsaharienne atteintes du VIH/SIDA. Elle a pour mission de permettre à ces femmes malades et sans ressources de rompre leur isolement, d’accéder aux soins et au logement.

Afin que ces femmes redeviennent actrices de leur destin, l’association leur offre un accompagnement pluridisciplinaire et une prise en charge reposant sur 3 axes d’intervention :

  • un accompagnement médico-social visant à les informer sur la santé pour qu’elles puissent suivre leur traitement médical et gérer au mieux la maladie ;
  • un accompagnement sur un projet professionnel et pour l’ouverture de leurs droits sociaux ;
  • un appui solidaire via l’offre de repas quotidiens, des colis alimentaires, des espaces d’écoute et des activités sportives, ainsi que la mise à disposition, pour les femmes les plus fragilisées, de 5 appartements passerelles (10 places).

L’action du Fonds de dotation QUALITEL

Aujourd’hui, ces appartements passerelles sont devenus vétustes. Ikambere a sollicité le Fonds de dotation QUALITEL pour financer des travaux de rénovation et l’acquisition de mobiliers de meilleure qualité. Ce dispositif a déjà permis à Ikambere de refaire la peinture des murs des appartements.

Ce projet a fait l’objet d’une campagne de crowdfunding de 90 jours sur la plateforme Les Petites Pierres pour réunir la somme de 10 000 €. Le Fonds de dotation QUALITEL a doublé les dons des 84 personnes, dont plusieurs collaborateurs du Groupe QUALITEL, qui ont contribué à cette levée de fonds solidaire.

Le volet hébergement du projet associatif d’Ikambere nous a paru absolument essentiel pour permettre à ces femmes vulnérables de rebondir et de dessiner un projet de vie meilleure.

En effet, la situation sanitaire et médicale des femmes migrantes vivant avec le VIH s’aggrave considérablement avec l’absence de logement autonome. Elles sont souvent condamnées à errer dans les dispositifs d’hébergement d’urgence, à être hébergées par des proches, ou, dans le pire des cas, à vivre dans la rue. La promiscuité, la précarité et la forte insécurité qui accompagne ces conditions de vie sont autant de facteurs qui nuisent à l’observance thérapeutique, avec le risque de voir les traitements devenir inopérants. De la même manière, les projets d’insertion socio-professionnelle de ces femmes sont également fortement contrecarrés par l’absence de domiciliation pérenne.

Lisa Sullerot, déléguée du Fonds de dotation QUALITEL

Structure portant le projet

Ikambere est portée par une équipe d’une vingtaine de professionnelles, dont plusieurs d’entre elles sont d’anciennes femmes prises en charge par l’association. Ikambere travaille en étroite relation avec une dizaine d’hôpitaux en Ile-de-France où elle tient des permanences hospitalières. Avec l’aide du personnel de santé, l’association informe les femmes migrantes infectées par le VIH de l’existence des diverses prises en charge dont elles peuvent bénéficier.

Depuis 1997, Ikambere a accompagné plus de 2 700 femmes vers l’autonomie. Plus de 7 500 repas sont servis chaque année dans ses locaux où entre 20 et 30 femmes sont accueillies tous les jours.