Logements certifiés de demain : quelles sont les tendances constructives ?

QUALITEL présente les caractéristiques et choix techniques de 20 000 logements engagés en certification en 2017. Cette étude permet d’envisager quels seront les principaux modes constructifs d’opérations livrées d’ici 2 à 3 ans.

Des observatoires de la qualité des logements

Chaque année, QUALITEL publie une enquête sur les tendances constructives des opérations en démarche de certification. L’objectif est de faire le point sur les choix faits par les professionnels pour la construction de logements collectifs et maisons individuelles groupées certifiés NF Habitat – NF Habitat HQE (ou anciennes marques).

La certification de logements propose un cadre et des repères précis en vue d’atteindre un niveau de qualité et de performance correspondant aux attentes des habitants et répondant aux enjeux du secteur. Avec NF Habitat – NF Habitat HQE, les professionnels engagés respectent non seulement la réglementation en vigueur pour toute construction, mais vont également plus loin sur de nombreux aspects. En effet, le référentiel fixe les exigences techniques ou fonctionnelles à atteindre sur différents critères comme la sécurité, la qualité acoustique, la qualité de l’air intérieur, la performance énergétique...

Les observatoires des tendances constructives, réalisés par QUALITEL, s’intéressent aux produits et équipements sélectionnés par les professionnels pour les logements de demain. Découvrez ici toutes les tendances constructives des logements collectifs et des maisons individuels groupés engagés en certification avec CERQUAL en 2017.

Un niveau de performance qui va au-delà de la réglementation 

En moyenne en France, les bâtiments certifiés étudiés (avec ou sans label) atteignent un niveau énergétique bien supérieur au niveau réglementaire, équivalent à Réglementation Thermique RT2012 -20%. Certaines opérations ont de plus associé à la certification le label Effinergie +, le label Bepos ou encore le label E+C-.

Par an et par rapport à la RT2012, les bâtiments de l’échantillon étudié permettent donc d’économiser 17 076 MWh et 3 140 tonnes équivalent CO2. En extrapolant ce chiffre à l’ensemble des opérations en demande de certification en 2017, cela représente 103 500 MWh et 19 000 tonnes équivalent CO2, soit la consommation d’environ 6 630 foyers.

Des choix constructifs traditionnels

On constate globalement que les nouvelles filières (bois, système solaire thermique…) sont encore timides dans la construction des logements. Les modes constructifs plus classiques utilisés (structures béton ou briques, isolation thermique intérieur, menuiserie PVC…) n’empêchent cependant pas d’atteindre les niveaux énergétiques visés. Quant aux produits et équipements, ils ont évolué vers de meilleures performance (chaudière à condensation) et de nouvelles solutions (réseaux de chauffage urbain).